03 septembre 2009
Bricoly et Bricolette ... font leur jardin!
Revoici nos deux amoureuses un matin ensoleillé qui regardent leur jardin (qu'on pourrait qualifier de jardinounet tellement il est grand!!!) et se disent qu'elles pourraient en faire quelque chose...

Pour commencer Bricoly ramena à la maison l'accessoire de sauvetage anti-canicule: une piscine autoportée d'une taille raisonnable (qui prenait tout de même un bon quart du jardinounet...). Bricoly fonça tête baissée dans le montage de cette nouvelle attraction, déchira le carton, envoya valser la notice et le DVD d'installation, etc... Elle déplia la toile de plastique, et commença à gonfler le boudin à la bouche... Au bout de quelques minutes, la voyant rouge écarlate et à bout de souffle, Bricolette lui apporta (non sans quelques minutes de recherche dans le cafarnaum du garage) la pompe à vélo avec l'embout adapté, sauvant aussi les poumons de sa bien-aimée...
Une fois la piscine gonflée, elles s'attelèrent au remplissage sans tuyau d'arrosage puisqu'elles n'en avaient pas! C'est donc avec un arrosoir d'un litre et demi et une marmite qu'elles traversèrent la cuisine et le salon pour porter l'eau jusqu'à la piscine (bah oui y'a pas de robinet d'extérieur chez Bricoly et Bricolette...)! Au bout de trois heures d'allers et retours de la cuisine au jardin, nos deux tourterelles en sueur s'aperçurent que le sol en pente rendait impossible le remplissage de la piscine (je me demande si la notice de montage n'est pas faite pour prévenir ce genre de situation?)... C'est complètement dépitées qu'elles la vidèrent sur la pelouse pour foncer acheter un tuyau et 80kg de sable pour égaliser le terrain... Finalement, il ne leur fallut que deux petites heures pour pouvoir profiter de leur paradis aquatique...
Quelques jours plus tard, maman Bricolette offrit aux amoureuses quatre petits pieds de tomates-cerises et des graines en tout genre! Les deux filles voulurent le planter mais fortes de leurs expériences passées elles commencèrent par s'équiper du matériel nécessaire à la préparation d'un potager: une pelle, un râteau, une bêche (taille enfant c'était plus petit, plus mignon et moins cher)... C'est ainsi que nous retrouvons nos deux apprenties jardinières qui enfoncent leurs index dans la terre (jusqu'à la deuxième phalange à dit maman Bricolette!) pour planter leurs graines de radis (qui n'ont jamais pris), de basilic (pas mieux que les radis), de coriandre (sans commentaires), de persil (...). pour finir Bricoly retourna la terre pour planter leurs tomates, elle cassa sa bêche mais le résultat était là: elles eurent quelques semaines plus-tard des dizaines de tomates cerises à partager avec leurs amies!!!
Ségolenn
24 août 2009
Bricoly et Bricolette... acrochent la déco!
Laissez-moi vous conter les aventures de Bricoly et Bricolette... Il s'agit de deux tourterelles qui s'installent ensemble pour bâtir leur petit nid douillet...

Nous voilà donc dans la toute nouvelle maison de nos deux amoureuses. Le propriétaire de ce petit nid étant lui même homo, les murs avaient déjà été peints avec goût (c'est déjà de moins à penser...). Très organisée, Bricolette avait prévu toute la déco avant même d'avoir signé le bail (très prévoyante et surtout très voyante cette Bricolette...). Les affaires de ces demoiselles bien entassées sur deux pauvres étagères surchargées, les voilà parties pour accrocher les tableaux et les miroirs dans leur nouveau salon...
Première étape, trouver l'emplacement idéal pour cette énorme toile qui prend à elle seule les trois quart d'un mur. Premier obstacle: les outils, elles n'en ont pas!!! Pas de mètre pour s'assurer d'être à égale distance de chaque côté du mur et pour centrer le tableau; pas de règle pour tirer des traits bien droits, pas de niveau pour vérifier que le tableau ne soit pas de travers et enfin pas de perceuse pour faire les deux petits trous nécessaires dans le mur en béton... Hyper-motivéesHypermotivées nos deux bricoleuses du dimanche ne se démontent pas et essayent avec les moyens du bord de jouer aux Mac Gyvers de la décoration d'intérieur; un bout de ficelle par ci, un théorème de Pythagore par là, un python auro-faureurauro-foreur pour trouer le béton...
Après deux bonnes heures de course, de sueur et de noms d'oiseaux fusant de tous bords, nos amoureuses s'avouent finalement vaincues pour cette bataille, mais se préparent déjà à gagner la guerre de la déco en empruntant tout ce beau matériel à leurs fidèles amies...
Ségolènn
29 octobre 2008
Jeune et conne
Nouvelle à la première personne...Rêve d'adolescente...ça fait du bien de vieillir (^^)
Je suis le trop-plein de fête qui coule entre tes lèvres...Chasse- moi de ton esprit, tu t'en rappellera demain...
Je suis seule et m'alcoolise...Pas encore ivre mais en bonne route...Je pense encore trop vite pour mon estomac, ça tourne...
Enivrez-vous, enivrez-vous...
Ivre de rêves qui ne se réaliseront pas, j'attends la suite. J'ai mis ma vie en mode pause, histoire de faire l'état des lieux...Et je bois, je bois en attendant des réponse (quelles étaient les questions déjà?).
Pourtant, je n'aurai pas le courage de partir seule, je doit attendre pour savoir...Et j'écris sur ces pauvres pages blanches qui n'ont rien demandé pourtant...Les pauvre, déjà couvertes de délires de junkie...Je vois ma vie d'un autre œil, maintenant que j'en suis partie... Personne ne lira jamais mais tous sauront, tous sauront ce qui s'est passé... Je suis ivre et j'attends, pourtant je ne regrette rien. Si j'essayais de sauter? C'est peut-être la solution, non? Mettre fin à toutes mes conneries, à ces délires stériles, à ce bout d'éternité pourrie... Jeune et foutue... Oui, je vais sauté, que personne ne me retienne, moi seule sais ce que j'ai mérité...
Moi seule peux tout arrêter, pardon, tout le monde, pardon d'avoir pris votre temps...
"Tel était le texte trouvé écrit sur une page de cahier de lycéenne, sur un table d'un bar quelconque. Trois jour après cette soirée, on a retrouvé un corps de jeune femme dans la Loire. Ces parents n'ont rien souhaité communiquer. La demoiselle avait disparut depuis seulement le début d'après midi. La rédaction leur présente leur plus sincères condoléances."
Passiflor
27 septembre 2008
LUNA: LE TERME...
Il leur avait fallu être deux pour féconder et faire germer ce beau projet. Mais une seule avait suffi pour le porter et une seule pour le détruire.
Il s'agissait pourtant d'écrire un nouveau chapitre de leurs vies, laisser le passé derrière elles, et avancer, enfin, et ensemble. Un forfait à finalement avorté ce bonheur en devenir.
Inlassablement Luna attendait la date du terme, elle attendait la délivrance et chaque jour l'en approchant lui injectait sa dose supplémentaire de meurtrissures. Ce mal en elle grandissait un peu plus à chaque instant et la dévorait de l'intérieur. Peut-être parasitait-il le peu d'énergie qu'il restait à Luna pour avancer et se redresser.
Luna l'espérait cette délivrance, elle supportait en permanence la douleur sourde qui la rongeait pensant que ce jour ultime serait le dernier d'une longue agonie.
L'angoisse devenait une compagne de route plus présente à chaque pas. Que se passerait-il après? Est-ce que le terme ne serait aussi le début de sa petite mort? La douleur finirait-elle par atteindre son apogée, ou n'était-ce qu'un vain espoir de voir sa vie continuer, un peu?
Luna n'avait pas le choix, elle n'avait pas le droit de craquer... Qu'à l'expulsion, là, oui. Crier, hurler, pleurer. C'eut été justifié, mais pas pour ces contractions avant-coureuses.
Enfin, le début ou la fin de quelquechose. Luna ne savait pas bien. La lune la regardait moqueuse et tranchante, juste pour assister à sa chute finale. Luna ne lui ferait pas ce plaisir. Et même si elle l'avait voulu, Luna ne pleurait plus, la source s'était tarît, sa voix s'était éteinte. Et c'est dans un silence absolu que se firent ressentir ses hurlements et que retentirent les 18 coups annonciateurs de la fin de l'ère lunaire.
Luna ouvre les yeux, le jour pousse son premier cri; elle est en vie.
Ségolenn
04 août 2008
Les Vampires 1
Autre passion : les vampires...Sujet nocturne, lui aussi et très vivant...
Nous sommes nombreux, et tu as peur.
Petite fille qui ne croit plus au croquemitaine, à la voisine la sorcière, au loup garou et au dahut,
Ne crains rien !
Je suis là...
Elles t'ont mentit, elles veulent t'éloigner de moi. Pourtant, je sais que tu ne partiras pas, tu ne peux pas. Le croquemitaine a disparu et tu crois que c'est grâce à moi, que j'ai aussi mangé le loup garou et cuisiné le dahut...
Ne les écoute pas ou tu ouvrira les yeux et tu me haïras. J'ai trop besoin de te détruire pour que tu me fuis maintenant. Et toi, pauvre petite, tu leur tournes le dos, tu lui tournes le dos, bien !
Ainsi, tu m'appartiens, je prendrai ton sang jusqu'à la dernière goutte et quand elle te retrouvera gisante par terre, exsangue, tu n'auras plus qu'à la suivre. Pour mourir, comme elle puis renaître indestructible. Je n'ai pas totalement tors, tu sais ! Grâce à moi, un jour tu seras une grande et moi je serai encore plus assoiffée.
Si tu vas la voir, tu seras sauvée, mais si tu restes, je te tuerai à petit feu. Si tu l'écoutes, elle est déjà morte une fois, elle, elle a souffert et elle t'aime trop pour que tu la suives.
Mais je ne te laisse pas le choix, tu es à moi.
Renie celle qui a toujours existé et viens. Elle attendra que tu sois presque morte et que je te laisse pour pouvoir intervenir. Elle t'aime, mais je t'empêche de le voir. Ne vois que moi !, Ne ressens que moi ! Ne regarde que moi !
Pense au croquemitaine que j'ai chassé alors que c'est elle qui l'a enfermé. Pense à tout ce qu'elle a fait pour toi et imagine que c'est moi, tu m'aimeras, comme tu ne l'aimeras jamais.
Tu m'appartiens
Les vampires sont nombreux et tu as peur, mais tu es myope !
Passiflor
22 juillet 2008
Les nocturnes passionnées 2
Suite de mes délires nocturnes
C'est la fête, mais je suis seule. Seule au milieu d'une sorte d'armée de cocktails, de robes pailletées et de manières.
Toujours cette éternelle solitude nocturne qui me remplit et m'obsède.
Les voix m'appellent, je veux partir, mais je ne peux pas. Mais, mais, mais... Est-ce mon corps ou l'infime partie de mon âme qu'Il s'est approprié qui me retient?
Je dois partir. Il me cherche. J'ai peu de temps avant qu'il ne me trouve avec ma clope à la fenêtre. Vite! Partir ou continuer à mourir à petit feu, dans ses bras, dans son lit...
Vite! Partir et être une femme ou rester une pauvre femelle avec un homme à satisfaire...
Pourtant, j'étais bien partie, la lune veillait sur moi, comme chaque nuit, je la priais, elle était si belle.
Mes rêves et mes espoirs sont Elle. Elle, elle, elle... La seule qui puisse me retenir et qui pourtant ne voit que Lui... Qu'elle le garde!
Je vais partir, à la recherche de moi-même, dans les profondeurs de la Lune, qui me berce depuis toujours dans sa clarté...
Lune! Donne-la moi! Je m'offre à toi en échange, je te donne tout moi, je resterai dans ta sombre lueur, loin de Lui et de ses cocktails, ses manières et ses robes pailletées.
Prend cette faible enveloppe charnelle et laisse-moi aimer!
Passiflor
14 juillet 2008
Les nocturnes passionnées 1
La nuit, l'imagination se libère...
Ils étaient nombreux, et moi j'avais peur.
Il fait nuit, je suis seule mais ils sont tous là... La rue est déserte, il est 3 heures.
Je dois rentrer mais je n'en ai aucune envie. Ils ont beau être là, je veux rester dehors, me laisser pousser des ailes pour faire l'oiseau de nuit. Je vois leurs ombres, ils sont nombreux, j'ai peur. Le gout de la bière remonte dans ma gorge, je transpire. Je voudrais courir mais non, ils sont trop nombreux, de toute façon ils m'auront. Dommage, c'était une belle soirée, dommage, j'avais encore des choses à faire avant...
Non! Je ne veux pas y aller. Ils ont beau être nombreux, je n'ai plus peur. Ils sont tous pareil...
J'accélère sur le grand boulevard. La lumière des lampadaire paraît désagréable ce soir, plus vive et plus agressive. Je me sens de plus en plus ivre, ivre de bière, ivre de la nuit, ivre de courir dans cette ombre chaude... Mon corps semble peu à peu se dématérialiser, je me sent si légère...
Trop tard!
Je les ai rejoins. Je pensais le sentir, mais ça n'a pas été douloureux, plutôt étrange, nous sommes nombreux, et tu as peur.
Ne t'inquiète pas! Je parle d'expérience, pas de douleur, pas de larmes, juste une course effrénée avec toi même, une course dans la nuit. Nous te regardons, puis nous t'invitons. C'est toi qui décide ou non de venir, nous ne pouvons forcer personne... Chacun se sent renaître après être passé de notre côté.
Qui suis-je?
Pas la moindre idée
Mon seul souvenir, mon seul remord : Ils étaient nombreux et moi j'avais peur... Mais pourquoi?
Passiflor
07 juillet 2008
Mardi 9h00
_Mardi 9h00_
Je suis en rogne dans ma voiture devant le feu rouge. Surexcitée , comme à chaque fois que je suis en retard, le filtre de ma cigarette est brûlant tellement je m'acharne dessus. J' éteins la radio : ça commence à m'énerver d'entendre qu'on n' a rien à dire mais que tout va mal en France, et puis on commence à le savoir qu'Ingrid Bétancourt a été libérée. Ce feu n'en fini pas d'être rouge, j' éteins ma cigarette et je regarde l'horloge de la voiture : 9h06... Je suis très en retard... Le feu est enfin vert, et la petite mamie devant se traîne : "on est limité à 50 Mamie pas à 15 !!!!!!". Elle tourne enfin ! J'accélère: 9h09. Encore une minute et mon retard sera "significatif". J'arrive au rond point, je me range sur la voie de gauche, je m'engage, à mi parcours je commence à me rabattre: un "papa-lunettes" qui s'est insérer en même temps que moi est toujours là, à ma droite, et ce crétin m' empêche de me rabattre... "Non mais tu l'as eu dans un paquet de Bonuks ton permis de conduire Papa?????!!!!!!!". Génial!!!! Me voilà obligée de me cogner un tour gratuit... Comme si j'avais le temps pour ça!!!! Je sors du rond point, 1ère à droite, 4ème à gauche et me voila sur le parking 350 places, il est 9h14, bien évidemment je ne trouve pas de places: rien, nada... Je ne me laisse pas démonter, j'en invente une entre 2 arbres qui, en plus, vont me faire un peu d'ombre... Bien évidemment je suis garée à l'opposé de l'entrée du bâtiment où je suis affectée aujourd'hui, j'attrape mon sac, je ferme la voiture et je cours... Petit coup d'œil à ma montre: 9h21. J'accélère ma course et je me met à regretter ma dernière cigarette. Je réalise que j'ai oublié, dans mon réveil précipité, de m'appliquer la couche de déo nécessaire pour camoufler le fait que je n'ai pas eu le temps de prendre une douche. Cette chaude journée de juillet va être longue et pour moi et pour mes collègues qui vont devoir supporter mon odeur pendant les 8 prochaines heures dans un bureau sans clim... Je passe la porte automatique de mon bureau dernier coup d'œil à ma montre: 9h25. Je suffoque, je prends appuie sur le mur et me plie en deux pour reprendre mon souffle et me relève pour saluer mes collègues. En relevant la tête je m' aperçois que tous les bureaux sont vides , seul celui de Georgette "la-lèche-botte" est occupé. Ma collègue à lunettes se retourne sur sa chaise, me regarde par dessus ses demi-lunes avec un air narquois et me demande : "Tu es tombée du lit Ségo?! Ça ne te ressemble pas d'arriver si tôt...". Comment ça tombée du lit???????!!!!!!! Je jette un œil sur l'écran d' ordinateur de la vieille binoclarde: 8h28!!!!!!!!!!!!!!!! Un jour peut-être j'apprendrais à lire l'heure. En attendant ce jour, un litre de café s'impose...
Ségolenn
01 juillet 2008
DELIRIUM... (6)
Délurium Chat-pitre dernier... La suite et fin de cette drôle d'histoire....
Je retrouve ma fée, en pleine rue. Elle s’appelle E.. Elle est très en colère contre son époux ; sa réaction tout à l’heure était déplacée, stupide, méchante et tellement mesquine. Elle s’était changée et portait désormais un jeans moulant, un petit pull blanc et une écharpe noire. Sa colère faisait ressortir le noir de ses yeux.
J’essaye de la calmer et de la consoler. Je lui propose de me suivre chez moi. Elle accepte et me suit.
J’habite une coloc avec 3 garçons, une vieille maison en bois avec 2 étages et des escaliers partout ; à l’entrée, dans les chambres, les couloirs : partout ! Cette maison contient plus d’escaliers que de pièces. La maison est vieille, très vieille et la peinture s’écaille de partout, lui donnant un aspect glauque en permanence. L’inconvenant de vivre avec des garçons, c’est que ce n’est pas vraiment la propreté qui règne et une odeur de sueur et de tabac froid règne en ces lieus.
Je suis persuadée qu’il y a un casino clandestin au sous-sol de la maison, on voit une lumière vacillant en haut d’un escalier duquel remonte un nuage de fumée de tabac et d’où provient le brouhaha d’une salle de jeu.
Je rentre dans une chambre grise et bleue, un bleu passé, sale. E. me sert la main de plus en plus fort, mais elle me fait confiance. Je me retourne vers elle pour lui sourire, elle me le rend. Je vis ici, je sais qu’il n’y a rien à craindre. Je la fais rentrer dans la chambre, à cet instant, l’un des coloc passe dans le couloir, les cheveux ébouriffés, et seulement vêtu d’un caleçon large. Il nous lance un regard inquisiteur. Je soutiens et affronte son regard ; nous sommes face à face comme deux loups solitaires sur un même territoire. Il abandonne et s’en va, mais je savais que j’étais en tord, ce n’était pas ma chambre et j’était trop près d’un accès au casino et avec une étrangère qui plus est.
E. s’était cachée derrière mon dos, je me retourne à nouveau vers elle et la prend dans mes bras pour la rassurer. Je l’embrasse et commence à la déshabiller doucement. Sa peau est douce. Un frisson la parcours, je l’enlace pour la réchauffer et commence à la caresser. Je sais qu’il faut que j’y aille en douceur, je n’en fais pourtant rien, je la « baise », je voudrais la faire jouir et au lieu de ça, je lui fais mal. A cet instant précis, un sentiment étrange m’envahi : une sorte de satisfaction, comme si je m’étais enfin vengée (mais de quoi ?!) et en même je ressentais beaucoup d’affection pour elle et je me sentais coupable de lui faire du mal, de ne pas prendre autant soin d’elle qu’elle l’aurait mérité. Je m’en veux terriblement.
J’arrête, me retire et la sers fort contre moi, je m’en veux tellement. Je lui demande de me pardonner en caressant ses longs cheveux bruns ; et le corps de ma fée change, se métamorphose : sa peau brune s’éclaircis, ses yeux noirs deviennent bleus, ses cheveux sombres sont à présent courts et blonds. Je m’écarte légèrement pour observer ce nouveau visage : c’est I.…
FIN
Un petit peu de lumière sur Délirium. Cette histoire est en fait un rêve que j'ai fait, un rêve dans lequel apparaissent des gens que je connais et qui ne sont pas forcément "à leur place", c'est pour ça que les noms n'apparaissent pas.
Ségolenn
27 juin 2008
DELIRIUM (5)
Délirium n'est pas terminé... Voici le Chat-pitre 4ème...
Je suis nue sur le corps de S., il a l’air satisfait, je ne dois pas faillir, je souris. S. est bel et bien rentré, je prends sur moi. Je simule toujours aussi bien apparemment, je ne supporte pas les mots qui sortent de sa bouche, je fais en sorte de ne pas les entendre. Enfin il se lève et enfile son pantalon, il me dits qu’il a des choses à faire. Il finit de s’habiller et sort en vitesse, me laissant nue et seule dans cette chambre glauque. Je mange des fruits et du miel et commence à m’activer : il y a encore beaucoup de choses à faire.
Ségolenn










