4 filles et 1 blog

4 filles, du même âge, partagent avec vous leur vision du monde et du quotidien, des petites histoires aux grandes rencontres, du beau temps à la politique, sur fond lesbien...

10 novembre 2009

Feu vert pour l'adoption à un couple homo!!!!!

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La justice donne à deux homosexuelles du Jura français la délégation d'autorité parentale avec exercice partagé.
sources : 24heures

Le tribunal administratif de Besançon a donné mardi son feu vert à l'adoption d'un enfant par un couple d'homosexuelles en annulant totalement les décisions du Conseil général du Jura, qui refusait l'agrément.

Depuis dix ans, Emmanuelle B. se bat pour obtenir un agrément pour l'adoption d'un enfant, refusé à deux reprises par le conseil général du Jura. "Je demande au tribunal d'appliquer la loi: on n'a pas le droit de refuser un agrément pour une adoption à une personne à cause de sa sexualité", avait déclaré lavocate d'Emmanuelle B., peu avant l'audience du tribunal administratif de Besançon du 13 octobre.

Le rapporteur public avait demandé au tribunal d'annuler la décision du conseil général du Jura et d'octroyer à cette enseignante un agrément sous quinze jours à compter de la notification du jugement avec une astreinte de 100 euros par jour de retard, et le remboursement de 2 000 euros pour les frais d'avocat.

Dans cette affaire, la Cour européenne des droits de l'homme avait condamné la France le 22 janvier 2008 pour discrimination sexuelle, soulignant que le droit français autorisait bel et bien l'adoption d'un enfant par un célibataire et que la Convention européenne des droits de l'homme interdisait de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle. Forte de cette décision européenne, Emmanuelle B., qui vit en couple depuis vingt ans avec Laurence R., avait déposé une nouvelle demande d'adoption en janvier.

En dépit de rapports de travailleurs sociaux favorables à une adoption d'un enfant de 6 mois à 10 ans par ce couple, le conseil général avait de nouveau refusé de délivrer un agrément aux motifs qu'il existerait "des différences notables (dans le couple) dans le projet d'adoption, notamment au niveau de l'âge de l'enfant" à adopter, et que son amie montrait "peu d'engagement affectif vis-à-vis de cet enfant". "Le président du conseil général du Jura n'a pas refusé l'agrément à Mme B. parce qu'elle vit avec une femme, mais parce qu'il existe un désaccord" entre les membres du couple, avait soutenu l'avocat de la collectivité jurassienne, lors de l'audience.

Déjà il y a quelques jours on pouvait lire ceci:

Familles homoparentales : Un pas en avant à Rennes

source: Actualité du droit:

132109.jpgSéparation d’un couple homosexuel : la cour d’appel de Rennes accepte l'exercice conjoint de l’autorité parentale. Devançant la loi, la jurisprudence s’enhardit sur le chemin de la famille homoparentale.

Anne et Emilie ont vécu une vie de couple pendant des années. En septembre 2006, suite à une insémination artificielle pratiquée en Belgique, Anne a donné naissance à une petite fille. Les deux jeunes femmes se sont séparées en juin 2008, et ont organisé une garde alternée, assurant chacune présence et investissement dans l’éducation de leur fille.

Oui, mais le lien entre la petite fille et Emilie n’est qu’affectif. D’où une demande en justice, par requête conjointe, sur le fondement de l’article 377 du Code civil : « Les père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l'exigent, saisir le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l'exercice de leur autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé pour le recueil des enfants ou service départemental de l'aide sociale à l'enfance. »

Requête conjointe, cela signifie que les deux étaient d’accord,... mais il restait à convaincre le tribunal.

Et bing ! En novembre 2008, le tribunal de grande  a rejeté la demande, en relevant que la séparation était récente, et qu’en l’absence de toute difficulté dans l’organisation de la vie quotidienne, il n’y avait pas lieu de prendre cette mesure. Dialogue de sourd : d’un côté, circulez, il n’y a pas de malheur en vue ; de l’autre, c’est le bonheur que nous cherchons à organiser.

De ce qu’explique l’AFP, le parquet, qui intervient au civil dans ce type de dossier, a devant la cour, apporté son appui à la demande, soulignant l'intérêt du lien existant entre Emilie et la petite fille, et reconnaissant que « son engagement actuel s’apparente bien à celui d’un parent dans le cadre de la séparation d’un couple. » Banco pour la cour d’appel, dans un arrêt du 30 octobre : délégation d’autorité parentale avec exercice partagé, au profit de celle qui n’avait pas porté l’enfant. Pour la cour, « l’autorité parentale sur l'enfant sera ainsi partagée entre Anne et Emilie pour tous les besoins de l'éducation de l'enfant ». Cette délégation n’est ni une adoption, ni un statut social, mais c’est une avancée bien réelle. Nous voici à la première étape d’une famille homoparentale.

Il semble que les cas acceptés par les juges soient rares, et pourtant la Cour de cassation a ouvert cette possibilité dès 2006 (1° chambre, 24 février 2006, n° 04-17090).

Deux femmes vivaient ensemble depuis 1989 et étaient pacsées depuis 1999. L’une d’elle était la mère de deux enfants, nés en 1999 et 2002, et dont la filiation paternelle était inconnue. Elles avaient demandé la délégation du temps de leur union.

La cour d'appel d'Angers avait accepté mais le procureur s’y était opposé au motif qu’il fallait justifier « de circonstances particulières et non de la simple crainte de la réalisation hypothétique d'un événement », à savoir un malheur, genre la séparation ou un décès. Rien du tout, avait répondu la Cour de cassation, contestant cette interprétation dépressive du Code civil : l'article 377 ne s'oppose pas à ce qu'une mère seule titulaire de l'autorité parentale en délègue tout ou partie de l'exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant. »

Jurisprudence salutaire car on abandonne un critère malheureux, pour chercher la meilleure solution pour l’enfant. Et la Cour avait noté la réunion de plusieurs facteurs :

         - les deux enfants étaient décrites comme des enfants épanouies, équilibrées et heureuses, bénéficiant de l'amour, du respect, de l'autorité et de la sérénité nécessaires à leur développement,

         -  la relation unissant les deux femmes était stable depuis de nombreuses années et considérée comme harmonieuse et fondée sur un respect de leur rôle auprès des enfants

         l'absence de filiation paternelle laissait craindre qu'en cas d'événement accidentel plaçant la mère, astreinte professionnellement à de longs trajets quotidiens, dans l'incapacité d'exprimer sa volonté, l’autre femme ne se heurte à une impossibilité juridique de tenir le rôle éducatif qu'elle avait toujours eu aux yeux des deux enfants.

Ainsi, il était de l’intérêt de l’enfant de dire oui à cette délégation.

Un arrêt de Cour de cassation, avec un couple uni, et au moins un arrêt de cour d’appel, avec un couple séparé. Le cadre jurisprudentiel est posé. Reste à apprécier, au cas par cas, ce qu’il en est de l’intérêt de l’enfant, mais ces deux décisions de justice fournissent des références assez encourageantes.

Ségolenn

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13 septembre 2009

Gay friendly: L'émission de radio sur Graffiti FM

Hier, j'ai eu le plaisir de découvrir une émission de radio nommée GAY FRIENDLY sur Graffiti FM... Il s'agit d'une radio basée à La Roche Sur Yon mais podcastable!

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Cette émission est animée par deux jeunes gens: Sandrine et Brice, elle est disponible en libre écoute sur le net sur le site de la radio Graffiti tous les samedis de 14h à 15h.

Ces deux animateurs abordent ensemble des sujets d'actualité, et tout ce qui ce rapporte au milieu gay régional, national et international; des agenda de sorties, des associations, des artistes, et biensur, des films, series et musiques open mind...

Alors, à vos casques! Et rendez-vous samedi prochain pour juger vous-même de l'ambiance et de la qualité de l'émission!!!

Quoi que vous en pensiez, félicitation à la radio Graffiti et à ces deux animateurs pour cette initiative et longue vie à ce programme radiophonique!

Ségolenn

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13 avril 2009

concours contre l'homophobie

Il a quelques mois j'ai participé à un concours dont Ségo avait parler ici même.

J'ai passé une première séléction mais je n'ai pas été retenue par la suite.
Je me suis dit que j'allais mettre le texte que je leur avait envoyé, histoire d'avoir votre avis.
Je me suis relue et c'est carément nunuche mais tant pis j'assume!lol

                                                                          ET ALORS?

[Elodie et Sophie roulent en direction de Perros-Guirec (22). Sophie conduit et est très tendue. Elodie est quant à elle très joyeuse et l’humeur massacrante de sa mère ne pourrait effacer son franc sourire. Cette jeune adolescente de 17 ans observe la route et s’observe dans la vitre. Sa bonne humeur est perceptible et lorsqu’elle se regarde dans la vitre, ses yeux brillent et ses souvenirs la transpercent]

SOPHIE : Chérie ?

[Elodie ne réagit pas perdu dans ses pensées]

SOPHIE : Elodie ?

[Toujours aucune réaction]

[Sophie soupire et enclenche le chauffage]

ELODIE (criant) : Merde Maman t’es folle ! Qu’est-ce qui te prend ?

[Elodie coupe le chauffage en jurant]

[Silence]

SOPHIE : Avant qu’on arrive, je voudrais éclaircir certains points.

[Elodie sait de quoi sa mère veut lui parler et roule des yeux avant de la regarder attentive.]

SOPHIE : Tout d’abord, mamie n’est pas très bien depuis quelques temps, et j’aimerais bien que tu évite et qu’on évite d’aborder…enfin je veux dire….Tu vois ?

ELODIE (soupire) : Maman tu peux le dire tu sais. Ce n’est pas une maladie qui s’attrape en le prononçant et ça ne te fera pas virer ta cuti rassure toi !!

SOPHIE (agacée et embarrassée) : Ensuite je voudrais que tu ne sorte pas de la maison pendant qu’on y sera. Je préfère que tu reste à l’intérieur. Il va falloir s’occuper de tes cousins et cousines de toute façon et nous aider pour les repas.

ELODIE : Quoi ?! Mais ça fait des mois que j’attends de pouvoir revoir mes amis. Je t’en pris, s’il te plait. J’ai déjà prévenu Thomas et Sarah que je venais. Maman je t’en pris.

SOPHIE : Non je regrette. J’ai déjà convaincu mes parents de fêter Noël à la maison pour ne pas qu’on nous voit en ville, ce n’est pas pour que toi, tu revois tes amis et que tout le monde sache qu’on est revenu.

ELODIE (furieuse) : C’est complètement injuste. J’étais tellement bien ici.

SOPHIE : Mais arrête Elodie ! Est-ce que tu veux que je te rappelle ce qui c’est passé quand tu as dit à tes copains que t’étais avec Sarah ?

ELODIE : Et Alors ?

SOPHIE : Est-ce que tu te rends compte la réputation que tu t’es faite en même pas trois jours ? Et celle que moi je me suis faite. Je me sentais complètement exclue. Les autres professeurs m’adressaient à peine la parole.

ELODIE (soupirant) : Pfffttt !!!Tu n’as jamais rien compris ! T’a jamais compris que c’est toi qui t’es exclue toute seule. Ta eu honte de moi. Personne ne ta jamais rien reprocher. C’est à toi que ça a posé problème, c’est toi qui à voulu fuir. C’est toi qui n’a pas accepté que je sois différente alors que moi j’aimais ma vie ici et par-dessus tout j’adore être homo. J’aime cette différence chez moi.

SOPHIE : Ca suffit !

[Le silence revient]

[Dans la maison des parents de Sophie.]

[La famille s’embrasse, la bonne humeur se fait sentir. Les décorations sont splendides.]

[Elodie s’approche d’un cousin de sa mère pour l’embrasser mais celui-ci à un mouvement de recul]

[Elodie se retourne vers sa mère]

[Silence]

ELODIE : Quoi ?

JEAN : T’es lesbienne.

ELODIE : Et Alors ?

JEAN : Alors je ne t’embrasse pas c’est tout.

[Sophie est mal à l’aise. Le grand père d’Elodie intervient.]

EVIN (pose ses mains sur les épaules d’Elodie) : Si tu a un problème avec le fait que ma petite fille soit homosexuelle, alors tu n’a rien à faire dans cette maison. (Il regarde tout les autres) Et cela est valable pour tout le monde.

ELODIE : C’est vrai ?

EVIN : Bien sur que c’est vrai. Tu es une jeune fille épatante, belle, drôle, intelligente, combative et ce n’est pas ton amour pour les femmes qui changera quoi que se soit à mon amour pour toi. Et mamie est de mon avis.

[Elodie se blottis dans les bras de son grand-père]

ELODIE : Merci papi, je t’adore.

JEAN : Enfin quoi ! Ca ne pose de problème à personne ? Mais elle est gouine !

TOUS (sauf Sophie) : ET ALORS ?!!!

[Elodie souris]

[Elodie part en direction de la porte d’entrée]

EVIN : où tu vas ?

ELODIE : Voir Sarah. Elle m’a tellement manqué.

[Elodie refait quelques pas en arrière]

ELODIE (ironique) : Au faites Jean, 60% des homophobes sont des homosexuels refoulés. (Se tournant vers sa femme). Véro, à ta place moi je ferais gaffe, si vous pratiquer un peu trop la sodomie, je vous conseille de revenir à des positions plus hétéro, on ne sait jamais.

[Tous rigoles même Sophie mais plus discrètement. Jean et sa femme eux n’ont pas le moindre sourire.]

[La fête est à son apogée. Minuit allait bientôt sonner et 2008 laisserait sa place à 2009.]

[Tous souris, discute, s’amuse]

[Elodie joue avec ses cousins et cousines, sa copine Sarah à coté d’elle]

EVIN (criant pour couvrir le bruit) : Il est bientôt minuit.

TOUS : 10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…0. BONNE ANNEE !

[Tous s’embrassent, s’étreignent. Elodie cherche sa mère]

ELODIE : Mamie ? Tu n’aurais pas vu Maman ?

MARIANE : Non mon petit chat. Elle est probablement en haut.

[Elodie abandonne la douillette ambiance du salon et monte à l’étage.]

[Elodie pousse la porte d’une des chambres]

ELODIE : tu es là. Je t’ai cherché partout.

[Sophie est assise au bord d’un lit. Elle renifle.]

ELODIE : Pourquoi tu pleure ?

SOPHIE (renifle et se mouche) : Pour rien.

ELODIE : Arrête je te connais comme si je t’avais faîtes.

[Cette réflexion fait rire sa mère]

[Elodie s’assoit près de sa mère]

SOPHIE : Je t’ai rendu malheureuse. Je n’ai pas compris ta situation. Je voulais te protéger mais je n’ai jamais pensé que tu pouvais aimer ta vie. Je pensais que tu souffrais d’être différente. Mais en réalité c’est moi qui souffrais de cette différence. (Silence) Je m’en veux si tu savais. Je voulais faire marche arrière mais je ne voulais pas reconnaître que je m’étais trompé et plutôt que d’affronter mes erreurs je t’ai laissé souffrir en silence. (Silence) Mais c’est fini tout ça. Je vais me faire à l’idée que tu aime les femmes. Je vais m’y habituer. C’est mon problème et c’est à moi de me corriger. Et je t’accompagnerais même à la gay machin truc si tu veux.

[Elodie rigole]

ELODIE : Tu n’es pas obligé d’allée jusque là.

SOPHIE (excité) : Mais si bien sur. Tu es ma fille, je t’aime et je veux connaître ton monde, je veux faire partie de ta vie. Je veux que tu puisses compter sur moi pour tout et n’importe quoi. Tu veux que je te fasse des banderoles pour la marche des fiertés, je le ferais. Tu veux que je tienne la chandelle pour tes rencards, je le ferais aussi.

[Elodie et Sophie rigole de bon cœur]

ELODIE : Merci Maman, mais pour les rencards je pense que je me débrouillerais toute seule.

[Silence]

[Sophie prend la main de sa fille.]

[Maladroitement, Sophie attire sa fille contre elle et la sert fort]

ELODIE : Bonne année Maman.

SOPHIE : A toi aussi mon bébé.

ELODIE : On descend ?

SOPHIE : Attend un peu. Je voudrais profitez de toi encore quelques minutes. Tu sens tellement bon.

ELODIE : Maman !

[Sophie et Elodie rigolent]

[Sophie et Elodie se lèvent]

ELODIE (hésitante) : Tu sais que Sarah est en bas.

[Silence]

SOPHIE (dans un sourire) : Et Alors ?

[Sophie prend sa fille par la taille et toute deux sortent de la chambre]

Pocwin

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25 mars 2009

Paris: Une place "Mireille Havet"

A paris, une place Mireille Havet a été inaugurée le 29 janvier dernier dans le 11e arrondissement.

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Mireille Havet est une poète française née en 1898 et morte de la tuberculose à l'âge de 34 ans en 1932. Ouvertement homosexuelle  dans la vie, elle l'est également dans ses écrits. Elle a écrit un roman, Carnaval, publié en 1923. Amie de Colette, Jean Cocteau, Guillaume Apollinaire qui l'appelait "la petite poyétesse", et des premiers surréalistes, Mireille Havet est "redécouverte" grâce à l'édition de son journal intime qu'elle tint de 1913 à 1929, dont le manuscrit n'a été retrouvé qu'en 1995.

Voilà donc un pas de plus vers une meilleure visibilité, et donc plus de tolérance...

Ségolenn

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24 mars 2009

Israël octroie un congé paternité à un couple d'homosexuels

La Caisse nationale d'assurances d'Israël a octroyé un congé paternité à un homosexuel pour la naissance d'un bébé, né d'une mère porteuse en Inde, qu'il entend adopter, a rapporté lundi dernier la presse.

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Selon le quotidien Haaretz, Yonathan Gar a obtenu un congé paternité de 64 jours pour la naissance de cet enfant qu'il entend adopter avec son compagnon avec lequel il vit depuis sept ans. Le bébé a vu le jour dans une clinique de Bombay, car la loi israélienne ne permet pas aux homosexuels israéliens d'avoir recours à une mère porteuse dans l'Etat hébreu. Toujours selon Haaretz, le couple formé par M. Gar et son compagnon a soumis à la Caisse nationale d'assurances d'Israël une demande en vue d'obtenir des allocations familiales. En avril 2008, les autorités israéliennes ont pour la première fois reconnu la paternité légale d'un couple gay sur un enfant non-biologique adopté à l'étranger. Jusqu'alors, seule l'adoption de l'enfant biologique d'un conjoint dans un couple homosexuel était autorisée par les tribunaux israéliens. Selon Haaretz, le tribunal des Prud'hommes de Tel-Aviv doit se prononcer incessamment sur une demande d'allocations familiales présentée par ce premier couple gay, pour le bébé né d'une mère porteuse aux Etats-Unis. L'Etat d'Israël a reconnu en février 2006 le statut de parents légitimes à un couple de femmes dont l'une était la mère naturelle des enfants qu'elle élevait. La justice israélienne a en outre déjà reconnu de facto en décembre 2004 la validité des mariages homosexuels pour tout ce qui concerne les questions de propriété et d'héritage.

(AFP)

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17 mars 2009

Le Danemark autorise l'adoption d'enfants par les couples homosexuels

Le Parlement danois a donné son feu vert mardi, à une courte majorité, à l'adoption d'enfants danois et étrangers par les couples homosexuels, a-t-on appris de source parlementaire. Le projet de loi déposé par un député non apparenté, Simon Emil Ammitzboell, a été adopté par 62 voix pour contre 53.

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Le gouvernement libéral conservateur et son allié parlementaire, le Parti du peuple danois (extrême droite), y étaient opposés. Mais les libéraux ont laissé leurs députés libres de leur choix, permettant ainsi à certains réfractaires de voter avec l'opposition, lui garantissant ainsi une majorité à ce projet de loi controversé.

"C'est un grand pas de fait, et l'avant-dernier obstacle qui est levé sur la voie de l'égalité entre les couples homosexuels et hétérosexuels", a déclaré à l'AFP M. Ammitzboell, espérant que "dans un avenir pas trop lointain, le Danemark autorisera les homosexuels à se marier à l'église".

Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser le mariage civil des homosexuels à la mairie en octobre 1989, leur accordant les mêmes droits que les hétérosexuels à l'exception de l'insémination artificielle et l'adoption.

Le ministre conservateur de la Justice, Brian Mikkelsen, a qualifié pour sa part cette loi de "symbolique et dénuée de sens", car aucun des pays avec lequel coopèrent les agences danoises d'adoption ne voudra autoriser l'adoption de ses enfants par des couples homosexuels.

Un point de vue rejeté par l'opposition, à l'instar de M. Ammitzboell, convaincu "que les choses bougent, et qu'en Afrique du Sud par exemple, on commence à être ouvert à l'adoption d'enfants par les homosexuels".

"Nous pensons conclure des accords bilatéraux, pays par pays, et nous espérons que dans cinq à dix ans certains seront assez progressistes pour accepter l'adoption d'enfants par les homosexuels", a-t-il ajouté.

AFP

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08 janvier 2009

Bienvenue dans l'ère de la lesbomania...

Alors qu'on observe depuis plusieurs années une montée de la lesbophobie à travers le monde, je vous souhaite aujourd'hui la bienvenue dans l'ère de la lesbomania...

Je suis membre d'une asso qui organise régulièrement des évènements réservés aux femmes (entendez 99% de lesbiennes et 1% de bi...). À l'occasion de notre dernière soirée qui visait principalement les célibataires (mais pas que...), j'ai eu la surprise de voir qu'il fallait revoir mes statistiques quant à la fréquentation: une quantité non négligeable d'hétérotes curieuses, en quête de sensations nouvelles ou tout simplement d'expériences, ont fait leur entrée dans le, plus ou moins fermé, "lesbian world".

C'est un peu perturbant, de voir ses jolies greluches débarquer ainsi. Les moeurs évoluent, certes, les femmes ont aujourd'hui le droit de vivre pleinement leur sexualité, elles suivent sex & the city et L word avec aciduité, elles ont des sex toy's et l'affichent sans complexes, leurs idoles hollywoodiennes s'affichent, mais ce qu'elles cherchent actuellement c'est vivre des expériences. Superbus avait ouvert la brèche avec Lola, mais je pense qu'on peut largement remercier Katy Perry pour avoir fait entrer le loup dans la bergerie et d'avoir rendu "in" les expériences entre filles. Parce qu'effectivement quand on voit arriver des midinettes qui vous demandent "On peut rentrer si on est hétéro?", on entend indeniablement " I kissed a girl and I liked it ...".

Quelquepart, me direz vous, c'est une bonne chose: il vaut mieux donner envie que de dégouter, mais je ne suis pas sûre que les petits copains qui les attendent à la maison soient ravis de découvrir que leurs petits bouts de femmes se font rouler des galoches par de jolies butch dans des soirées lesbiennes en lâchant leur numéro de portable à tours de bras...
Finalement (et tant pis si personne n'est d'accord avec moi, c'est mon avis!), je trouve un peu dommage de voir des hétérotes intégrer ce genre de soirées (qui sont relativement exceptionnelles: environ 6 par an) dans l'unique but de vivre une "expérience" et de perdre par la même occasion un peu de ces rares moments privilégié où nous ne sommes qu'entre nous...

Ségolenn

PS: N'allez pas voir ici de la discrimination ou quoi que ce soit anti hétéros, moi je les aime bien, j'ai mêmes des amis qui qui sont hétéros alors je ne peux pas être hétérophobe... Lol ;-)

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21 juillet 2008

Comment leur dire...

Le coming out, on en a déjà parlé ( pour les têtes de linotte qui auraient oublié c'est ici...), ce n'est pas facile mais, quand c'est fait, on est soulagé... Là où les choses se corsent, c'est quand il faut expliquer son homosexualité aux enfants, et plus difficile à ses propres enfants....


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Pour nous aider dans cette délicate explication, j'ai personnellement choisi d'utiliser un support ( c'est que je ne suis pas toujours très adroite quand il s'agit d'expliquer quelque chose à l'oral ). Ce support c'est le livre, un truc avec un joli dessin au-dessus et quand on l'ouvre, il y a plein de pages avec encore des jolis dessins et des mots... En toute logique je me rends à la librairie au rayon "jeunesse", et là: Bah rien! "Bah non mademoiselle, on n'a pas ça ici, et même en me renseignant il ne doit pas en exister beaucoup qui abordent l'homosexualité ou l'homoparentalité !". Merci madame la vendeuse de votre  aide si précieuse!!!!!!!!

Contrariée je retourne donc derrière mon meilleur ami: mon pc connecté à internet ( désolée mon chéri si tu as cru que je parlais de toi... ;-)   ). Heureusement des "homoparents" avaient déjà fait un petit inventaire pour m'aider...

Je vous propose donc quelques livres ( en français c'est plus facile...)

Pour les plus petits:

Mi
lly Molly et toutes sortes de papas

millymolly Un froid matin d’hiver, Sophie arrive en retard et en pleurs à l’école. Son papa a fait sa valise et quitté la maison. Pour la réconforter, Mademoiselle Joviale, la maîtresse, propose : « Et si nous parlions de nos papas ? » Suit une galerie de papas, dans laquelle l’image en dit souvent plus que le texte, sauf pour le papa mort. Celle qui nous intéresse le plus est la deuxième : « « Moi, j’ai deux papas », dit Élisabeth ». L’illustration montre les papas, l’enfant et le chien s’amusant à essayer des vêtements de clowns. Il y a le papa en fauteuil roulant, le papa seul, le papa adoptif, le papa soldat, le papa sourd, mais plus rare : « Oncle Stan s’occupe de moi comme s’il était mon papa ».
Gil Pittar, Cris Morrell  - 2004 - Editions Auzou Philippe - ISBN   273380765X



Dis... mamans

mismamansL'histoire raconte l'incontournable "épreuve" de l'arbre généalogique. A travers l'histoire d'un petit garçon vivant avec deux mamans, les différentes familles homoparentales y sont abordées.
Muriel Douru, éditions gaies et lesbiennes| sept. 2003 | ISBN 2-912706-20-3  | 7,90 €







Jean à deux mamans

jeanadeuxmamans     Jean a deux mamans. Une maman ou deux mamans, est-ce vraiment si différent ? Oui, sûrement. Mais qu'en pense Jean ?
Ophélie Texier, Éditeur : L'Ecole des Loisirs  |2004 | Collection : Loulou & compagnie  | 20 pages  | ISBN : 221107457X








Pour les moins petits:

Marius

mariusMarius est déchiré par la séparation de ses parents, mais ici la famille recomposée trouble l'identité des sexes, puisque papa a un ami. À cinq ans, Marius, narrateur de cette histoire d'amours, est un petit garçon comme beaucoup d'autres : il déteste être la risée de ses camarades, il a une copine en cachette et ses parents sont séparés. Depuis, ils ont chacun leur « amoureux ». Chacun leur homme, en somme. Autrement dit : « Mon papa est un homosexuel. » Et alors ? Alors rien. Seule la maîtresse assène : « Il ne faut pas dire des bêtises.»...
Latifa Aloui M. Stéphane Poulin, l'Atelier du Poisson Soluble| 2001 | ISBN 2-913741-07-X

J'ai 2 papas qui s'aiment

j_ai2papaDans « J’ai 2 papas qui s’aiment », l’auteur illustratrice Morgane David s’intéresse à la problématique du couple homosexuel. Dans ce livre, il parle de deux papas et de leur enfant. Enfant, qui est victime de jugements injurieux de la part de ses camarades d’école. Si dans la narration, les termes restent crus, ils sont néanmoins représentatifs de ce que les enfants peuvent entendre ou capable de se dire entre eux. Ici, l’auteur aborde avec un regard juste les blessures d’un enfant isolé à cause de sa différence. Dans l’ensemble, l’album aux allures éducatives reproduit avec exactitudes les comportements des différents acteurs de l’histoire. Toutefois, la conclusion se solde par tout le monde s’aime et accepte les différences. N’est-ce pas un peu « trop » rapidement optimiste ?

Morgane David M| Hatier - Collection Ethique et toc | septembre 2007 | ISBN 2218928051

L'Heure des parents

lheuredesparentsToute sorte de parents viennent chercher les enfants à la sortie de l'école...
  
  Camille est un lionceau, il s’endort et rêve à ses parents. Il y a d’abord les vrais, Mathilde et Hugo, qui « inventent des livres avec des images », mais il y a aussi des tas de parents inventés, des parents qui « vont à des réunions contre le dollar », ou bien Nelson et Paul, deux lions superbes et généreux en maillot de bain, ou encore « Juliette et... c’est tout », ou Alice et Maud, deux panthères fatales, voire une bande de castors. Et les auteurs de conclure : « Les parents de Camille s’appellent Papa et Maman ».

 Bruel et       Claveloux,Relié - Etre Editions (Alter Ego) - ISBN : 2844070124


Pour les grands:

Je me marierai avec Anna

jememarieraiavecannaLa mère de Cora veut toujours savoir si elle a un amoureux. Elle veut lui flanquer le fameux Bastien, pour la simple raison qu’elle est amie avec sa mère. « Un jour, pour qu’elle arrête de m’énerver, je lui ai dit la vérité. [...] - Quand je serai grande, je me marierai avec Anna. » D’abord surprise, sa mère en appelle à son père et à la logique (l’impossibilité de faire un bébé), mais Cora a réponse à tout, ça fait longtemps qu’elle cogite : « Je ferai un bébé toute seule. Anna aussi. » La maman s’énerve, alors Cora s’enferme dans sa chambre, décidée à jouer la fille martyre. Elle imagine déjà ses parents en prison ; mais la fin sera plus optimiste...
 Thierry Lenain & Mireille Vautier ditions - Nathan  - mars 2004 - ISBN 2092826182



Je ne suis pas une fille à papa 

 

jenesuispasunefilleapapa« J'ai deux mamans » : Lucie, sept ans, vit depuis sa naissance avec Delphine et Solange, des mamans qui s'embrassent, vont aux réunions de parents ensemble. Du père, on ne parle jamais. Lucie ne se sent pas unique dans son genre. En classe, il y a des enfants de parents séparés, d'autres qui passent de famille d'accueil en famille d'accueil : les mamans sont multiples. Dans un souci de vérité, ses mères lui dévoilent le jour de son anniversaire laquelle est la vraie. Dur-dur pour l'enfant qui ne voulait pas savoir.
      de Christophe Honore, Antoine Guilloppé (Illustrations) Broché - 77 pages (octobre 1998)  - ISBN : 2844200303


Je ne veux pas qu'on sache 

jeveuxpasquonsache"Quand vos parents vous apprennent qu'ils divorcent, c'est comme être fauché en plein sprint. " Voilà ce qu'a pensé Théo quand son père et sa mère lui ont annoncé leur séparation. Mais Théo ne s'attendait pas à devoir affronter tout de suite une autre réalité : son père s'en va parce qu'il aime un homme avec qui il veut vivre. Premier réflexe : ne rien dire, cacher la vérité. La vie cependant en a décidé autrement.
Josette ChicheporticheChicheportiche, Roman junior dès 9 ans | Pocket Jeunesse | mars 2007 |Pocket Junior Romans Contes, numéro 1808 |  ISBN 2266168681



 

Pour les ados:


Oh, boy !

 

ohboyIls sont frère et sœurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu'on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu'elle existe.
Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que que tout le monde rêve d'avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d' amour torrides à ses Barbie.
Ils n'ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille.
À cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L'une n'est pas très sympathique, l'autre est irresponsable, et. ...  Ah, oui ! Ces deux personnes se détestent.
Marie-Aude Murail, Médium | 2000 | ISBN 2211056423

Comme le font les garçons

 

commefontlesgarconsQuand ils apprennent que le directeur les convoque dans son bureau, Malka et son demi-frère, Nathan, redoutent le pire. Que leur mère les ait retrouvés, après toutes ces années. Qu'elle souhaite les reprendre avec elle. Qu'elle prétende avoir changé, vouloir une autre vie. Mais c'est une tout autre proposition que le directeur veut leur faire. Ils sont attendus dans un domaine viticole du Sud. Nathan travaillera dans les vignes. Malka donnera un coup de main à la maison, qui propose des chambres d'hôtes. Il y a déjà deux autres garçons là-bas, qui viennent d'un autre foyer. Nathan jubile. Malka, elle, pour qui rien ne tourne jamais rond, est malheureuse de devoir quitter Gabrielle, sa seule amie à l'internat. Gabrielle qui sait la secouer, la bousculer, la pousser en avant. Gabrielle qui lui fait jurer solennellement avant de la voir partir : " Jamais une victime. Ne les laisse pas faire de toi une victime, montre-leur qui tu es, pour que je reprenne courage. " Malka essaie. Mais comme c'est difficile. Elle essaie de montrer qui elle est à Calvin, par exemple, l'un des deux autres garçons du domaine, le gentil, le tendre. Elle essaie de lui montrer qu'elle l'a aimé dès le premier instant, et qu'ils pourraient être très heureux ensemble. Mais, une fois de plus, elle échoue. Calvin aime les garçons. Et ça encore, Malka pourrait le comprendre. Elle peut comprendre et accepter tant de choses. Mais le garçon que Calvin aime, c'est Éloi, l'autre pensionnaire. Un grossier personnage, une brute vulgaire, un macho, une horreur. Alors, il va falloir beaucoup souffrir.
Marie-SophieMarie-Sophie Vermot, Médium - L'école des loisirs | 1998 | ISBN 2211044034

Macarons citrons

 

macaroncitronQu'est-ce que Colline aime, dans la vie?  Jean-Jacques Goldman, les macarons citron et. ..Sara. Elle est au lycée, en première. Son premier amour...
Pas facile, à seize ans, d'être amoureuse ! Pas facile à vivre, pas facile à dire ... Ce que veut Colline avant tout, c'est que les êtres qu'elle aime la connaissent vraiment. Et l'aiment telle qu'elle est .
de Mazard, Syros la Découverte (Les uns et les autres) -  ISBN : 2748500075

 

Adieu Maxime

 

 

 

 

adieumaximeLe titre annonce-t-ilannonce-t-il la fin des histoires sur Maxime et sa famille, dont l'auteur tisse le portrait depuis plusieurs années ? Maxime  entre en première et quitte sensiblement le monde de l'adolescence. Première préoccupation : tomber amoureux. Mais de qui ? Comment ? Les filles tournent autour de lui et il ne sait pas laquelle est la bonne, ni à qui confier que sa perception de l'amour commence désormais avec l'acte sexuel. Seconde préoccupation : être un garçon. Quelle différence entre masculinité et virilité ? Qu'est-ce que l'identité sexuelle ? Intervient alors Jonas, l'oncle homosexuel malade du sida. Maxime devient ainsi le lien entre Jonas, l'ignoble frère Grégoire, homophobe et inconséquent, et Suzanne la mère de Maxime. Il devient le révélateur de ces histoires anciennes, lorsque, à son âge, les trois frères et sœur se sont aimés, fâchés, détestés. Maxime est-il
voué à reproduire, dans sa propre vie, leurs erreurs ? Le titre sonne en réalité la fin de l'adolescence et la connaissance de la mort : Jonas meurt et, en l'absence des adultes, Maxime accompagne son
    oncle. La vie réserve des surprises .

Brigitte Smadja, L'école des loisirs Collection : Médium | 2000 | ISBN 2211058272



Voili, voilou, mais la lecture ne suffit pas, la discussion et le dialogue reste nécessaire...

Ségolenn
                                                

                     

 

 

 

  

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15 juin 2008

The secrets of our lives

Je suis souvent effarée de voir à quel point nos cerveaux peuvent développer des trésors d'imagination lorsqu'il s'agit d'inventer des stratagèmes pour cacher notre "gay-life" au reste du monde.


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En fait, je crois que je peux dire que ça m'amuse, d'entendre une telle présenter "sa meilleure amie", meilleure amie qui est présente à tous les repas de famille etc... Ou encore un tel présenter "son colocataire" en oubliant de préciser qu'ils co-louent le même lit...

Cacher sa "gay-life" sans mentir n'est pourtant pas chose si facile, au bureau par exemple, lorsque la collègue Martine raconte son dernier week-end romantique avec le Jules qu'elle à rencontré la semaine passée et qu'elle ponctue son récit par: " Et toi? Tu as quelqu'un je crois? Vous avez fais quoi ce week-end???" La parade de l' Unisexe commence alors:  "Oui,  oui je suis en couple depuis  3 ans maintenant ( je ne précise pas  avec qui...). Bah, écoute Martine, nous sommes allez à la campagne, au bord de la mer, mon amie à pris des coups de soleil partout!!!!" ( re: parade de l'unisexe!!! Heureusement que le "e" ne se prononce pas...). Pour bien utiliser cette parade il vaut mieux avoir prévu un petit surnom passe-partout ou un diminutif qui laisserait sous-entendre que votre petit-e ami-e est de sexe opposé...

En famille par contre ça se corse un peu, parce que bien évidemment on a tou-te-s une mère, une sœur, qui connait notre emplois du temps quasiment par cœur, et qui ne manque pas de nous faire remarquer que nous ne sommes jamais chez nous, ni dispo les mercredis soir ( évidemment nous sommes aux réunions conviviales de notre centre LGBT préféré...!!!). La parade ici est plus compliquée, il faut s'inventer quelque chose de crédible mais pour laquelle personne n'aurait l'idée d'avoir envie de nous y  accompagner, exemple: " C'est normal maman, c'est le soir où je vais au club  des amis du cinéma croate sous-titré portugais ...!!!" ou encore " Tu sais, maman, je garde les 4 enfants de ma voisine, qui les élève seule et qui s'octroie un soir par semaine, elle a bien le droit à ça la pauvre!!!!".

Là où ça devient périlleux, c'est lorsque la meilleure amie de notre mère, nous rencontre à la sortie de notre bar homo fétiche, ou nous dit qu'elle est sûre et certaine de nous avoir vu à la GAYPRIDE... Première chose à faire c'est d'essayer de retrouver une couleur de peau normale et virer ce rouge cramoisi qui a envahi nos joues... Une fois nos esprits retrouvés, imaginer rapidement une échappatoire : " J'accompagnais un couple d'ami-e-s, ils/elles ont des soucis en ce moment, ils/elles veulent un enfant, tu imagines bien que ce n'est pas très facile pour eux/elles, alors j'ai voulu leur remonter le moral...". Enfin on change discrètement de conversation en parlant d'elle...

Enfin, tout ça n'a qu'un temps, le plus "simple" est quand même de faire son coming-out ... Je crois qu'on rigolera de tout ça dans quelques années, peut-être même qu'on regrettera ce temps...

Ségolenn

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13 juin 2008

Association : LE REFUGE

Il y a quelque jours, j'ai eu l'agréable surprise, en ouvrant ma radio à une heure de grande écoute, d'entendre un spot publicitaire pour l'association LE REFUGE. Je la connaissais déjà, mais je me suis dit que ça ne devait pas être le cas de tout le monde, je vais donc vous la présenter...

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new_logo_refuge_340_200LE REFUGE est donc une association crée en 2003 pour venir en aide aux jeunes homos ( gars et filles!!!) souffrant d'exclusion de la part de leur entourage ou de leur famille. Le but du REFUGE est de rompre l'isolement des jeunes en les aidant à se réinserer dans la société et à acquérir leur autonomie. C'est un travail d'ordre social, mais ils sont accompagnés dans cette tâche par une psychologue  et une musicothérapeute. En effet, l'accompagnement psychologique est primordial lorsque l'on sait que le taux de suicide chez les jeunes homos est 13 fois supérieur à celui des jeunes hétéros.

LE REFUGE est conventionné par l'Etat et propose aux jeunes de 18 à 25 ans en situation de rupture non seulement un accompagnement médico-psychologique spécialisé, mais aussi une écoute et des solutions d'hébergement d'urgence.

En 2007, 41 personnes ont pu bénéficier de cet accompagnement et c'est déjà une forme de victoire pour elles et contre l'homophobie.

Vous pourrez trouver toutes les infos concernant LE REFUGE sur leur site internet.

Association Nationale Le Refuge
Hôtel de Gérone
2, Rue Germain
34 000 MONTPELLIER

Téléphone : 09-50-83-06-78 (Pendant les heures de permanence au local)

Portable : 06-31-59-69-50

Ségolenn

Posté par segolenn à 13:33 - Homo - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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